L'ouragan dégarnit les bois.J'endors, moi, la foudre aux yeux tendres.Laissez le grand vent où je trembleS'unir à la terre où je crois.Son souffle affile ma vigie.Qu'il est trouble le creux du ...
C'est Matisse qui provoque, en 1948, la rencontre entre Jacqueline Duhême et Jacques Prévert. La jeune femme retourne dès lors voir souvent Prévert et, en 1950, ils décident de créer en étroite ...
L'opéra de la lune Texte de Jacques Prévert Illustrations de Jacqueline Duhême Musique de Christiane Verger d'après l'édition originale parue en 1953. [La pléiade, Jacques Prévert, Œuvres ...
A cette ronde d'enfantsQue tant de peine a suivieVous n'étiez vous qu'en passantChansons qui fûtes ma vieVous dont je fus la clartéBeaux jours courbés sous leur ombreJ'ai vécu de vous compterJe ...
Pierre Reverdy est né à Narbonne en 1889. Plusieurs de ses proches ancêtres avaient été sculpteurs, travaillant la pierre d'église et le bois . C'est son père qui lui apprend à lire et à écrire, ...
La faveur des étoiles est de nous inviter à parler, de nous montrer que nous ne sommes pas seuls, que l'aurore a un toit et mon feu tes deux mains. René Char, La parole en archipel, Gallimard
NAISSANCE A L'ORAGEToute la face ronde Au coin sombre du ciel L'épée la mappemondesous les rideaux de l'air Des paupières plus longuesDans la chambre à l'envers Un nuage s'effondre La nuit sort ...
Le petit optimisteDès le matin j'ai regardéj'ai regardé par la fenêtre :j'ai vu passer des enfants.Une heure après, c'étaient des gens.Une heure après, des veillards tremblants.Comme ils ...
j'ai deux kôans à vous dire dparoles.net :site collectif d'écrits et poèmesVous pourrez désormais retrouver ces liens dans les rubriques "poésie & écrits" et "autres thèmes" dans la colonne de ...
Etranges étrangersKabyles de la Chapelle et des quais de Javelhommes des pays loincobayes des coloniesDoux petits musicienssoleils adolescents de la porte d'ItalieBoumians* de la porte de ...
Il n'y a qu'une seule histoire d'amour que nous habillons et déshabillons avec nos mots et nos espoirs, une seule vraie saison du coeur où l'univers peut éclore, un seul moment de grâce pour ...
Ryokan, l'un des plus grands poètes et calligraphes japonais et aussi très grand moine zen, est né au Japon en 1758 dans une famille aisée où il fut l'aîné de sept enfants. Son père, haut ...
Je joue et ils chantentje chante et ils jouentEncore et encoreJe ne réalise pas le temps qui passeUn passant se retourne en riant:"Pourquoi fais-tu cela?"Je baisse la tête et ne réponds pasMême si ...
Embrasure des mots, violence de l'accentuationrecel du non-ditqui s'attarde et imprègnele tissage de la vie.Mots muets du gestecourburesla satiété de l'émotion se mèle de réalitéà vifméandres de ...
Dans les eaux brèves de l'auroreoù les nouvelles lunes et les derniers soleilsA tour de rôleviennent se baignerUne minute de printempsdure souvent plus longtempsqu'une heure de décembreune semaine ...
A une amieEclosionle clair obscurclame une douceur nouvellela mortles copains qui s'en vontraconter la beauté des joursdans cet autrefois si procheLe vivant la quêteespérance à fleur de lèvrele ...
Il fait noir il fait seulIl y a quelques années à peinela lune m'appartenait Véronique Tadjo, A mi chemin, p32, L'Harmattan, 2000En réponse - écho aux vers de Véronique Tadjo un poème que Michel ...
Pour Izis*Sur une palissadedans un pauvre quartierdes affiches mal colléesGrand bal du Printempsilluminentl'ombre d'un arbre décharnéet celle d'un réverbère pas encore alluméDevant ces petites ...
L'éveil au changement, la conquête, la promesse, la répression. L'aventure fut d'un bout à l'autre douloureuse, masse éclairée lunairement. Allez vivre après ça! Au frisson de l'écorce terrestre, ...
Le chant du coucou rappelle à l'urgence de notre demeure.Bien que des multitudes de fleurs se soient fanéesSon chant ne s'est pas encore apaisé.Au loin, parmi les pics enchevêtrésDans les lieux ...
tout emportele présent l'emporteA telle force d'heure en heureQue d'heure en heure il n'y a plusQue la déferlante de l'immense Léthé Michel Deguy, Gisants Poèmes III, 1980-1995, Poésie/Gallimard
Là où la terre s'achèvelevée au plus clair de l'air(dans la lumière où le rêveinvisible de Dieu erre)entre pierre et songeriecette neige : hermine enfuie Philippe Jaccottet, Airs, Gallimard, 1967
Qui va donc par la collineEst-ce une fillette ou un garçonnetcette silhouette furtivese profileet semble entrerdans la maison des nuagesLà-bas, tout là-basQui va donc par la collinesi fluide, si ...
Vérité, non-véritése résorbent en fuméeMonde pas mieux abritéque la beauté trop aimée,passer en toi, c'est fêterde la poussière alluméeVérité, non-véritébrillent, cendre parfumée Philippe ...
L'heure nuit si proche - retient ce moment du jour ô retient-le qu'il ne sombre -qui sommes-nous dans ce présentattentifs à la tramequi se densifie d'heure en heureécheveau qui se déroule - ...
Tu es assisdevant le métier haut dressé de cette harpe.Même invisible, je t'ai reconnu,tisserand des ruisseaux surnaturels. Philippe Jacottet,Pensées sous les nuages, Gallimard,1983
Nul doute, cette fois les voyageursont passé la dernière porte:ils voient le Cygne scintillerau-dessous d'eux. Philippe Jacottet,Pensées sous les nuages, Gallimard,1983
Quelqu'un tisse de l'eau (avec des motifs d'arbresen filigrane). Mais j'ai beau regarder,je ne vois pas la tisserande,ni ses mains même, qu'on voudrait toucher.Quand toute la chambre, le métier, ...
Le crépitement léger de la pluie une douceur sauvage qui envahitambroisie du précieux des souvenirshétéroclite bagagevalise ouverte d'un clownau regard aigu.Une route rouge là-bas des doigts qui ...
De-venir incertainharcèlement les lumièresdans la nuitzones d'ombre dans la nuitharcèlement la villeQui viens-tu?Qui arrives-tu? - il est très nécessaire que les mots viennent en crépitement de ...
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