Vidéo basée sur une bande-dessinée de José Muñoz et Frédéric
Debomy qui interroge la relation entre crime et conscience,
« La peur » est librement inspirée du texte d’Alan Clements "Birmanie TOTALitaire".
C'est en tant que bouddhiste profondément engagée dans la pratique du zen soto que je fais écho, dans ce lieu consacré principalement à
la poésie, au drame birman. J'ai été boulversée par la détermination de ces moines et nonnes du Théravada qui ont osé affronter "pacifiquement" une des pires dictatures -quoi qu'on en dise
- de la planète, en voulant servir de bouclier à tout un peuple. Que le drame birman puisse être récupéré au profit de
divers enjeux politiques ici et là dans le monde*, c'est plus que probable. Cependant, ce qui reste "irrécupérable" c'est le courage et la beauté de ce peuple, tels
des enfants, tels des mystiques, réclamant un monde meilleur.
Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix (1991) est née en 1945 à Rangoun en Birmanie.
Influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, elle fonde en 1988
avec ses amis politiques, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
Sa popularité auprès des birmans va amener en 1989 la junte militaire au pouvoir à assigner Suu Kyi à résidence afin de diminuer son influence, Malgré cette
mesure la LND remportera presque 80% des sièges lors des élections de 1990. Les militaires au pouvoir vont refuser le résultat démocratique sorti des urnes et augmenteront d'autant plus
la répression et les persécutions vis-à-vis de l'opposition et des minorités ethniques.
Figure emblématique de l'opposition birmane à la dictature militaire, elle ne peut exercer aucune activité politique car elle est toujours actuellement
assignée à résidence et très étroitement surveillée par la junte au pouvoir.
Internet coupé, journaux fermés, journalistes étrangers sous surveillance.
Depuis le 26 septembre, au moins treize personnes, dont un vidéo-journaliste ont été tuées, selon les souces officielles. Mais selon les
diplomates occidentaux, le nombre de tués serait nettement plus élevé.
La Birmanie est, avec la Somalie, le pays le plus corrompu de la planète, selon l'organisation Transparency International dans un rapport mercredi. La Birmanie est un très bon exemple de
collusion entre corruption, pauvreté et répression, indique le rapport.
Manifestations de moines bouddhistes dans les rues de Rangoon.
(Photo : Reuters)
Au moins dix-sept bonzes ont été blessés mercredi par
les forces de sécurité birmanes dans le quartier de la célèbre pagode Shwedagon à Rangoon, selon des témoins.
(Photo : Reuters)
Photos & commentaires du site de Radio France Internationale : http://www.rfi.fr
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