Jacques DUPIN


Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /2009 00:33

Imaginons
que s'écroule la prison

alors le souffle se dégage
et se perd, se plante en pleine terre
pour resurgir, s'égailler

se livrer au nuage blanc,
franchir son propre désert,
un nulle part matriciel asséchant -

il plonge à travers ses orages
le souffle - à nouveau vivant
                  Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard



Par tissiane - Publié dans : Jacques DUPIN - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Communauté : Poésie contemporaine

Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 16:02


Reste le seul battement
D'une minuscule agonie désirable
Dans les hauts jardins refermés.

La scansion de l'affreux murmure te dégrade:
Ecourte ta journée, enterre tes outils.
Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard





Par tissiane (geneviève capelle) - Publié dans : Jacques DUPIN - Voir les 0 commentaires

Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /2006 00:47


   Il compte les arbres jusqu'à la source. Son balbutiement allège la jonchée des feuilles...
   Un enfant. Un enfant perdu, sauvé... Un corps léger, raclant le fond de la mer...
     
          Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard


Par tissiane (geneviève capelle) - Publié dans : Jacques DUPIN - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 00:04

Elle qui me connaît trop, soeur cassante, comète scrupuleuse allant d'un ciel mental engorgé à un coeur où l'angoisse a fait le vide, je renonce à la tuer. Chose nue, introuvable et paralysante, sa mort ne m'a rien coûté. De son bannissement, de son agonie perpétuée, je tire un bonheur faillible, des lèvres durcies au feu, et la chance d'un plus haut voyage.


Jacques Dupin, L'artifice majeur in Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard


Par tissiane (geneviève capelle) - Publié dans : Jacques DUPIN - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /2006 00:03

Ouverte en peu de mots,
comme par un remous, dans quelque mur,
une embrasure, pas même une fenêtre

pour maintenir à bout de bras
cette contrée de nuit où le chemin se perd,

à bout de forces une parole nue

      Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard


Par siane (geneviève capelle) - Publié dans : Jacques DUPIN - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 31 mai 2006 3 31 /05 /2006 00:08

Plein silence
des mots
excentrique vol exclamatoire
pour un détournement violent de ton corps
sa raison révolutionnaire
   Jacques Dupin, Le corps clairvoyant, Poésie/Gallimard


Par siane (geneviève capelle) - Publié dans : Jacques DUPIN - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
 
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